Et si j'avais le temps, pour une fois, de faire mon article sur Lolita Pille, sa vie, son oeuvre?
Parce que c'est vrai, on a déjà beaucoup parlé de Hell, surtout depuis qu'un film a été fait...
Mais c'est un livre à la base... Et quel livre...
Mon livre, celui que j'ai toujours sur moi où que j'aille, ma Bible...
Pourquoi?
Je sais pas, peut-être parce que des phrases comme...
"J'ignore tout de ce désespoir hurlant contre lequel je ne peux rien."
Ou encore... attention gros pavé, mais ce pavé là est une tuerie...
"Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facticité des sentiments.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je fuis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leurre universel; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi, je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre : les souvenirs d'enfance, les amis communs, les vacances sur la Côte, puis un dîner : les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d'autres, ne plus rien avoir à se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s'engueuler, se réconcilier tout en sachant que c'est mort au fond, aller baiser ailleurs, et puis plus rien.
Souffrir..."
Et puis celle-ci...
La dernière phrase, magnifique...
Simple...
"L'Humanité souffre. Et je souffre avec elle"
Ouais... Ouais... Je sais pas... Peut-être que l'amour qui la lie avec Andréa, c'est tout simplement le plus beau qu'on puisse imaginer...
...
Parler de Hell, c'est bien, de parler du film, c'est bien aussi... Surtout parce que j'aime Sara Forestier, elle est belle et naturelle... Et Nicolas Duvauchelle... HuHu, faut le voir pour le vivre...
Et pourquoi ne pas parler de Bubble Gum? Bah ouais, tant qu'on y est, pourquoi ne pas parler du 2ème roman de Lolita Pille?
Pourquoi ne pas parler de Derek Delano, qui restera dans ma mémoire pour toujours associé à l'Horrible Harold...
Pourquoi ne pas citer Manon, la pauvre Manon... Celle qui subit tout de plein fouet parce qu'elle n'a pas su garder la fraicheur qui la caractérisait...
Là, c'est pareil, c'est plein de répliques cultes...
"Quand la qualité est impossible, la quantité fait office de..."
J'sais pas comment finir cet article, c'est abusé...
Lisez tout, c'est tout ce que je vous conseille...
Lisez les livres, regardez le film, et dites moi ce que vous en avez pensé...
Et pour finir, la jolie photo de l'appart' de 1 000 m² Avenue Foch...
Celui qui, je l'éspère, sera à moi...
Oui, oui, j'ai de l'ambition...